Stevie Wonder s’agenouille contre Donald Trump et la pauvreté2 min de lecture

Après le joueur de NFL qui a protesté contre plusieurs meurtres de Noirs par des policiers, c'est un seigneur de la musique pop qui a ployé le genoux, samedi soir à New York, à l'occasion du Global Citizen Festival pour soutenir la lutte contre la pauvreté dans le monde.

Stevie Wonder s'est agenouillé samedi soir à New York lors d'un concert réunissant stars et politiques pour soutenir la lutte contre la pauvreté dans le monde, alors que le président américain Donald Trump veut sabrer l'aide internationale américaine.

Des milliers de personnes avaient convergé vers Central Park pour le Global Citizen Festival, qui attire depuis 2012 les artistes parmi les plus célèbres et coïncide avec la tenue de l'Assemblée générale des Nations unies. Le concert visait à mobiliser largement aux États-Unis, premier donateur mondial, mais c'est une nouvelle controverse avec M. Trump qui a pris le devant de la scène. En s'agenouillant devant le public, Stevie Wonder a imité un geste popularisé par le «quarterback» de la Ligue nationale de football américain (NFL) Colin Kaerpernick, qui s'était agenouillé en août 2016 pendant la diffusion de l'hymne américain pour protester contre plusieurs meurtres de Noirs par des policiers blancs.

« Nous pourrions perdre le dernier jeu vidéo, celui de la vie, en oubliant que les armes sont réelles et les discours dangereux »

Stevioe Wonder, à propos des relations entre les États-Unis et la Corée du Nord

M. Trump s'en était pris vendredi, sans le nommer, à ce joueur sans équipe depuis l'expiration de son contrat en mars. «Est-ce que vous n'aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d'équipe) de NFL dire, quand quelqu'un manque de respect à notre drapeau, “sortez-moi ce fils de p*** du terrain, il est viré, viré!”», a dit M. Trump.

«Ce soir, je m'agenouille pour l'Amérique», a déclaré le chanteur aveugle, âgé de 67 ans, soutenu par son fils Kwame Morris. Il s'est aussi inquiété des échanges d'insultes entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un: «nous pourrions perdre le dernier jeu vidéo, celui de la vie, en oubliant que les armes sont réelles et les discours dangereux, qu'ils viennent d'une superpuissance en Amérique du Nord ou d'une superpuissance en Corée du Nord».

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